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Languages

2024 - French - Term 2 Newsletter Articles

Simon McGinley
June 18, 2024

French articles for Term 2 2024 include:

"L’écrivaine guadeloupéenne Maryse Condé nous a quittés"

written by Tui Tuia | Learning Circle Facilitator, Dr. Florence Lyons

"Le Franc Pacifique- miroir des cultures pacifiques"

written by Tui Tuia | Learning Circle Facilitator, Dr. Florence Lyons

"Les Jeux Olympiques en... Polynésie !"

written by National French Language Advisor/NLA Project Lead, Simon McGinley

Simon McGinley
Project Lead NLA & French National Adviser

"L’écrivaine guadeloupéenne Maryse Condé nous a quittés"

Written by Dr. Florence Lyons, Tui Tuia | Learning Circle Facilitator

Photo of Maryse Condé

Découverte par le public en 1984 grâce à son œuvre "Ségou", la romancière antillaise a été honorée en 2018 par le prix de littérature de la Nouvelle Académie, ce qui a consolidé sa renommée mondiale. Née Marise Liliane Appoline Boucolon le 11 février 1934 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) et décédée le 2 avril 2024 à Apt (Vaucluse), elle était une figure de la littérature guadeloupéenne, également connue en tant que journaliste et enseignante, défendant l'indépendantisme guadeloupéen. Elle a travaillé comme journaliste culturelle à la BBC et à Radio France Internationale (RFI).

À 19 ans, elle part étudier en France, où elle est profondément influencée par le Discours sur le colonialisme d'Aimé Césaire. Après un retour temporaire en Guadeloupe, elle s'installe aux États-Unis pour enseigner la littérature à l'université de Columbia.

Maryse Condé, dont l'œuvre explore les conséquences du colonialisme et du post-colonialisme, a été saluée par la Nouvelle Académie, qui a attribué le prix en l'absence du jury Nobel cette année-là. Elle exprimera plus tard son sentiment de ne pas être pleinement entendue en France.

Au cours de sa carrière, elle a écrit une trentaine de romans récompensés par divers prix, dont le grand prix littéraire de la Femme en 1986, le prix de l'Académie française en 1988 pour son livre autobiographique "La Vie scélérate", et le prix Marguerite-Yournecar en 1999. En 2020, elle est élevée au rang de Grand-Croix de l'ordre national du Mérite par le président Emmanuel Macron. Vivant longtemps en Afrique (Côte d’Ivoire, Guinée, Ghana, Sénégal), elle a également été récompensée par un prix Nobel alternatif en 2018, attribué par un jury populaire de 32 000 personnes à travers le monde.

« Je crois que les origines sont essentielles, et c’est aussi essentiel de voyager. Il faut rencontrer l’autre, apprendre à aimer ce qui est différent, celui qui vous déstabilise. Partout, j’ai cherché l’autre, qui est une part essentielle de moi-même » [Maryse Condé interview Le Monde 04/09/2021]

Le Franc Pacifique- miroir des cultures pacifiques

Written by Dr. Florence Lyons, Tui Tuia | Learning Circle Facilitator

Photo of Frenc Pacific bank notes

Lors de mon premier séjour en Nouvelle-Calédonie, je me souviens avoir été ébahie par les billets de banque reflétant la culture calédonienne d’un côté et la culture polynésienne de l’autre. Créés en 1968, ces billets exhalaient la riche culture du Pacifique et arboraient les principaux symboles des îles. En effet, sur les billets de 500 francs, on pouvait voir, entre autres, un homme kanak, les falaises de Hienghène, une flèche et, de l’autre côté du billet, un paysage des Marquises, une pirogue et un jeune Polynésien. Quant au billet de 1000 francs, la face calédonienne affichait une case, deux cagous et deux cerfs, tandis que la face polynésienne représentait un faré entouré de palmiers et le portrait d’une jeune fille portant un collier de fleurs. Les billets de 10 000 francs (que je n’ai pas eus en mains pour des raisons pécuniaires évidentes !) représentaient une femme calédonienne et une femme polynésienne.

Ce que je ne savais pas, c’est que les gens sur chaque billet étaient de vraies personnes. J’étais donc très étonnée lorsqu’un jour, me promenant sur Internet, j’ai découvert les portraits de ces modèles juxtaposés aux images des billets. Je ne peux malheureusement pas partager ces images car elles ne sont pas libres de droits.

Après quelques heures de recherche, il me semble que les modèles sont :
• Pahu Pava Ouau (500 Francs)
• Marceline Amaru (1000 Francs)
• Ouckene Charles (homme Kanak)
• Miriama Anuanu (10 000 Francs)

Il se peut bien sûr que mes informations soient erronées, donc ne les prenez pas comme vérité absolue. Cependant, ce merveilleux PDF qui couvre l’histoire du Franc Pacifique pourrait vous être utile https://shorturl.at/ioqGX. Ce document pourrait être utilisé par vos élèves pour divers projets.
Depuis 2014, les « nouveaux billets », maintenant beaucoup plus colorés, semblent être moins appréciés des locaux.

Si vous voulez plus d’informations sur les billets du Franc Pacifique, vous pouvez consulter ces sites :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_Pacifique
https://shorturl.at/BGIY0

Les Jeux Olympiques en... Polynésie !

Written by Simon McGinley, National French Language Advisor/NLA Project Lead

Location of Teahupo’o in Tahiti (Google maps)

Les Jeux Olympiques ne se dérouleront pas seulement à Paris cette année. En juillet, à presque 16 000 km de la capitale française, le village de Teapuho’o accueillera la compétition de surf. Ce sera la deuxième fois que ce sport est représenté aux JO ; la première fois était en 2021 au Japon.


Ce petit coin de la côte sud-ouest de l’île de Tahiti est très connu pour ses vagues immenses qui s’écrasent contre le corail. C’est un spot qui fait partie du championnat du monde de surf depuis plus de 25 ans. Sur le littoral du village, dont le nom signifie "mur des crânes" en français, des vagues peuvent atteindre une hauteur de 15 mètres. En raison de la hauteur et de la proximité du récif de corail, on dit que c’est la vague la plus dangereuse du monde. Il y a souvent des accidents et malheureusement, depuis 2000, on compte 5 morts.


L’occasion des Jeux à Tahiti offre à l’île une grande opportunité pour développer le tourisme. Déjà en 2023, la Polynésie a reçu plus de 260 000 visiteurs et en 2024, elle attend en recevoir plus de 500 000. Il a fallu, bien évidemment, préparer et améliorer les infrastructures pour organiser l'événement avec succès et dans le confort, et faire face à l'augmentation du nombre de visiteurs. Il s’agit de gros travaux (que les habitants de la zone demandent depuis longtemps !) qui vont coûter plus de 1,4 milliards de francs pacifiques (plus de NZ$20 million). L’investissement financier vaudra sûrement la peine si, du 27 juillet au 8 août, les yeux du monde se focalisent sur Teahupo’o et ses vagues impressionnantes.

Simon McGinley
Simon McGinley is the NLA Project Lead and National French Adviser for Tui Tuia | Learning Circle’s Languages Team.
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2024 - French - Term 2 Newsletter Articles

"L’écrivaine guadeloupéenne Maryse Condé nous a quittés"

Written by Dr. Florence Lyons, Tui Tuia | Learning Circle Facilitator

Photo of Maryse Condé

Découverte par le public en 1984 grâce à son œuvre "Ségou", la romancière antillaise a été honorée en 2018 par le prix de littérature de la Nouvelle Académie, ce qui a consolidé sa renommée mondiale. Née Marise Liliane Appoline Boucolon le 11 février 1934 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) et décédée le 2 avril 2024 à Apt (Vaucluse), elle était une figure de la littérature guadeloupéenne, également connue en tant que journaliste et enseignante, défendant l'indépendantisme guadeloupéen. Elle a travaillé comme journaliste culturelle à la BBC et à Radio France Internationale (RFI).

À 19 ans, elle part étudier en France, où elle est profondément influencée par le Discours sur le colonialisme d'Aimé Césaire. Après un retour temporaire en Guadeloupe, elle s'installe aux États-Unis pour enseigner la littérature à l'université de Columbia.

Maryse Condé, dont l'œuvre explore les conséquences du colonialisme et du post-colonialisme, a été saluée par la Nouvelle Académie, qui a attribué le prix en l'absence du jury Nobel cette année-là. Elle exprimera plus tard son sentiment de ne pas être pleinement entendue en France.

Au cours de sa carrière, elle a écrit une trentaine de romans récompensés par divers prix, dont le grand prix littéraire de la Femme en 1986, le prix de l'Académie française en 1988 pour son livre autobiographique "La Vie scélérate", et le prix Marguerite-Yournecar en 1999. En 2020, elle est élevée au rang de Grand-Croix de l'ordre national du Mérite par le président Emmanuel Macron. Vivant longtemps en Afrique (Côte d’Ivoire, Guinée, Ghana, Sénégal), elle a également été récompensée par un prix Nobel alternatif en 2018, attribué par un jury populaire de 32 000 personnes à travers le monde.

« Je crois que les origines sont essentielles, et c’est aussi essentiel de voyager. Il faut rencontrer l’autre, apprendre à aimer ce qui est différent, celui qui vous déstabilise. Partout, j’ai cherché l’autre, qui est une part essentielle de moi-même » [Maryse Condé interview Le Monde 04/09/2021]

Le Franc Pacifique- miroir des cultures pacifiques

Written by Dr. Florence Lyons, Tui Tuia | Learning Circle Facilitator

Photo of Frenc Pacific bank notes

Lors de mon premier séjour en Nouvelle-Calédonie, je me souviens avoir été ébahie par les billets de banque reflétant la culture calédonienne d’un côté et la culture polynésienne de l’autre. Créés en 1968, ces billets exhalaient la riche culture du Pacifique et arboraient les principaux symboles des îles. En effet, sur les billets de 500 francs, on pouvait voir, entre autres, un homme kanak, les falaises de Hienghène, une flèche et, de l’autre côté du billet, un paysage des Marquises, une pirogue et un jeune Polynésien. Quant au billet de 1000 francs, la face calédonienne affichait une case, deux cagous et deux cerfs, tandis que la face polynésienne représentait un faré entouré de palmiers et le portrait d’une jeune fille portant un collier de fleurs. Les billets de 10 000 francs (que je n’ai pas eus en mains pour des raisons pécuniaires évidentes !) représentaient une femme calédonienne et une femme polynésienne.

Ce que je ne savais pas, c’est que les gens sur chaque billet étaient de vraies personnes. J’étais donc très étonnée lorsqu’un jour, me promenant sur Internet, j’ai découvert les portraits de ces modèles juxtaposés aux images des billets. Je ne peux malheureusement pas partager ces images car elles ne sont pas libres de droits.

Après quelques heures de recherche, il me semble que les modèles sont :
• Pahu Pava Ouau (500 Francs)
• Marceline Amaru (1000 Francs)
• Ouckene Charles (homme Kanak)
• Miriama Anuanu (10 000 Francs)

Il se peut bien sûr que mes informations soient erronées, donc ne les prenez pas comme vérité absolue. Cependant, ce merveilleux PDF qui couvre l’histoire du Franc Pacifique pourrait vous être utile https://shorturl.at/ioqGX. Ce document pourrait être utilisé par vos élèves pour divers projets.
Depuis 2014, les « nouveaux billets », maintenant beaucoup plus colorés, semblent être moins appréciés des locaux.

Si vous voulez plus d’informations sur les billets du Franc Pacifique, vous pouvez consulter ces sites :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_Pacifique
https://shorturl.at/BGIY0

Les Jeux Olympiques en... Polynésie !

Written by Simon McGinley, National French Language Advisor/NLA Project Lead

Location of Teahupo’o in Tahiti (Google maps)

Les Jeux Olympiques ne se dérouleront pas seulement à Paris cette année. En juillet, à presque 16 000 km de la capitale française, le village de Teapuho’o accueillera la compétition de surf. Ce sera la deuxième fois que ce sport est représenté aux JO ; la première fois était en 2021 au Japon.


Ce petit coin de la côte sud-ouest de l’île de Tahiti est très connu pour ses vagues immenses qui s’écrasent contre le corail. C’est un spot qui fait partie du championnat du monde de surf depuis plus de 25 ans. Sur le littoral du village, dont le nom signifie "mur des crânes" en français, des vagues peuvent atteindre une hauteur de 15 mètres. En raison de la hauteur et de la proximité du récif de corail, on dit que c’est la vague la plus dangereuse du monde. Il y a souvent des accidents et malheureusement, depuis 2000, on compte 5 morts.


L’occasion des Jeux à Tahiti offre à l’île une grande opportunité pour développer le tourisme. Déjà en 2023, la Polynésie a reçu plus de 260 000 visiteurs et en 2024, elle attend en recevoir plus de 500 000. Il a fallu, bien évidemment, préparer et améliorer les infrastructures pour organiser l'événement avec succès et dans le confort, et faire face à l'augmentation du nombre de visiteurs. Il s’agit de gros travaux (que les habitants de la zone demandent depuis longtemps !) qui vont coûter plus de 1,4 milliards de francs pacifiques (plus de NZ$20 million). L’investissement financier vaudra sûrement la peine si, du 27 juillet au 8 août, les yeux du monde se focalisent sur Teahupo’o et ses vagues impressionnantes.